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Avis sur Journey

Publié par VideoGames4All sur 14 Septembre 2016, 14:00pm

Des expériences conceptuelles issues de l’émergence des jeux indépendants dans l’industrie du jeu vidéo, il en est une qui résonnera toujours plus dans mon esprit : Journey. Originellement sorti sur PlayStation 3 en 2012, Sony a décidé de le rééditer sur PlayStation 4 afin de permettre au titre de briller de nouveau auprès des possesseurs de la dernière console du constructeur nippon. Téléchargeable sur le PlayStation Store ou disponible en boîte dans une version dite «Collector» regroupant chacun des jeux de thatgamecompany, le studio de développement de Journey (vous trouverez donc dans cette version les jeux flOw et Flower), il m’était impossible de résister à la tentation de me replonger dans l’ambiance ô combien atypique et onirique de ce bijou vidéoludique.

Avis sur Journey
Avis sur Journey
Avis sur Journey
Avis sur Journey
Avis sur Journey

Travail artistique monumental, sur le plan graphique et musical

Thatgamecompany a toujours apprécié développer des jeux soignés visuellement mais, avec Journey, ils ont placé la barre très haute. Effectivement, l’intérêt du titre réside en partie dans ses graphismes. Je vous renvoie aux quelques images que nous vous proposons dans l’article, qui ne sont pas des artworks mais bel et bien des images capturées en plein jeu. Vous constaterez de vous-mêmes toute la splendeur des paysages que vous pourrez traverser lors de votre expérience avec Journey. Mais le studio a également réalisé un travail conséquent sur la bande son du jeu, ils ont parfaitement su associer l’audio au visuel en mettant ces derniers en relation car les musiques retranscrivent parfaitement bien l’ambiance du jeu. En résulte alors une certaine cohérence qui saura conserver votre intérêt en l’accroissant progressivement. Je me souviendrai d’ailleurs précisément d’un passage où l’on doit exécuter une phase de surf dans le sable, la caméra se positionne alors de manière à ce que nous puissions voir le personnage de profil et l’image créée est incroyable, le décor est illuminé par le Soleil, le rendu de ses rayons est bluffant et la présence d’une montagne en arrière-plan amplifie l’impression de grandeur, un passage qui reste encore dans mon esprit comme complètement réussi. Le jeu se déroule dans un désert mais vous offre divers paysages : lorsque vous escaladez la montagne, vous vous retrouvez dans une zone enneigée, lorsque vous entrez dans certains bâtiments peu éclairés, vous aurez même l’impression d’être sous l’eau ! Cette diversité m’est apparue comme étonnante lors de ma première partie, mais sachez qu’elle n’en demeure pas mois plaisante. Je joins également à cet article un autre consacré à un extrait audio de l’OST de Journey qui, je pense, retransmet bien l’atmosphère du titre : http://videogames4all.over-blog.com/2015/06/n-18-decouvre-une-ost-de-journey.html. J’ai donc tout bonnement été impressionné par le travail de thatgamecompany sur les graphismes et l’audio qui participent activement à la fabrication d’une ambiance absolument originale.

 

 

L’ambition du jeu à l’image de ce dernier : ambiguë

Parmi les questions qui m’ont été posées lorsque je vantais le jeu dans mon entourage, j’ai choisi de parler de celle dont la réponse est la plus complexe à élaborer : « Mais en fait, Journey c’est quoi ? ». Car oui, il est difficile de dire ce qu’est vraiment Journey. Ce n’est pas un jeu dans lequel vous êtes dirigés, dans lequel on vous donne des multitudes d’objectifs. C’est un jeu dans lequel on vous place en face des yeux une gigantesque montagne (celle que j’évoquais dans le paragraphe précédent) et qu’on vous demande d’atteindre. Vous êtes largués dans un désert et voilà votre mission, atteindre une montagne. Le joueur n’est donc pas dirigé et le scénario reste tout aussi flou, il n’y en a d’ailleurs pas vraiment. Si cela peut paraître un peu étrange présenté comme tel, cela laisse en fait un sentiment de liberté au joueur, qui se permet d’interpréter Journey à sa guise. Et c’est l’une des grandes qualités de ce titre de mon point de vue car si le jeu a beau rester ambigu, il n’en devient pas ennuyant, il n’est pas restrictif et devient même attachant grâce à ce flou, une envie de mieux le comprendre par soi-même se développe durant l’expérience. Dès lors, il est donc difficile de donner une réponse claire à la question énoncée précédemment, peut-être même les développeurs n’y parviendraient pas. Mais c’est l’un des buts de Journey, l’une des volontés de thatgamecompagny. Le studio a cherché à rendre son expérience la plus équivoque possible, afin que nous puissions l’analyser personnellement, finalement comme une œuvre d’art. Il ne faudrait donc pas avoir peur du caractère mystérieux du jeu, il ne constitue vraiment pas un problème.

 

 

Durée de vie courte et gameplay simpliste

Journey se termine en deux ou trois heures et les actions réalisables dans celui-ci se comptent sur les doigts d’une même main : avancer, gérer la caméra, pousser un cri, sauter. Voici là ce avec quoi vous devez composer pour évoluer dans le monde de Journey. Je pense que ce choix a été fait afin que notre attention soit pleinement focalisée sur le rendu visuel de Journey et que nous jugions d’autant plus ce dernier comme une réelle expérience. Mais il faut bien concevoir que ce manque d’action laisse logiquement certains s’interroger sur le jeu : en reste-t-il un ? Pas mal de joueurs pourront en tout cas être rebutés. Et il est difficile de s’exprimer sur le sujet, car chacun aura son propre avis sur le titre. Personnellement, j’estime qu’il demeure un jeu vidéo (et un très bon d’ailleurs), je ne pourrai donc que vous le conseiller. Sachez aussi que s’il est court, il détend beaucoup et, de fait, vous pouvez le refaire souvent en en appréciant toujours autant les qualités ! Bref, en dépit de sa faible durée de vie et de son gameplay assez simpliste, ce jeu reste une belle expérience.

 

 

En résumé, Journey fut pour moi une vraie claque. Grâce à ses choix artistiques et sa beauté, il m’a laissé un souvenir impérissable et entre dans une shortlist composée par des jeux tels que Ocarina of Time qui ont su franchir la barrière de l’écran et m’émouvoir. Ici, les paysages ensoleillés et désertiques de Journey vous laisseront probablement pantois l’espace de quelques longues minutes pendant lesquelles vos yeux verront sûrement plus de belles choses que l’écran ne pourra leur en apporter de mauvaises. Mais jouez-y, et vous comprendrez alors certainement mieux mes propos.

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